Dilemme

Publié le par cattleya

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Hier, après 2 rendez-vous professionnels, je me suis octroyée une petite pause douceur. Sur le chemin du retour, j'ai paressé et je me suis offert un arrêt dans un dépôt-vente à la recherche de petites merveilles oubliées ! Eh oui, chacun son truc ! Moi, j'adore aller traîner dans les "trocante" et autres magasins du même genre qui remplacent aujourd'hui dans nos villes les brocantes d'autrefois. On y trouve beaucoup de trucs très moches mais, parfois, on tombe sur un petit trésor qu'on a envie de ramener chez soi. Et puis, je me sens bien au milieu des vieilles choses, allez savoir pourquoi. J'ai pour les vieux objets, une véritable tendresse. J'aime regarder, caresser ces vieux meubles patinés par le temps dont on se débarrasse contre quelques euros. J'aime ces vieux objets souvent défraichis encore fiers, solides, robustes qui ont vaillamment traversé les années, consciencieusement rempli leur devoir. Je leur imagine une nouvelle vie, de nouvelles couleurs, je sais que certains pourraient encore reprendre - et pour longtemps - du service et nous faire rêver si l'on prenait un peu de temps, un peu de peine, pour leur refaire une beauté. Et puis, évidemment, je vais toujours traîner au rayon vaisselle. Et l'on y trouve parfois de vraies petites merveilles fines, raffinées, des services entiers de Gien ou Sarreguemines vendu à un prix dérisoire étant donné la qualité. Bien sûr, je me contente de regarder, car je ne peux pas tout acheter. J'en ai déjà plein mes placards... Je cherche surtout à dénicher des petits lots dépareillés et bradés puisque l'objectif, à terme, est de les casser. Et parfois, c'est difficile... Hier, justement, dans ma petite flânerie de fin d'après-midi, j'ai trouvé des tasses et sous-tasses en porcelaine chinoises avec un motif fleuri plutôt joli et d'autres aussi (les mêmes que celles utilisées pour le haut du miroir liberty), le tout pour une somme très raisonnable. Pour 5,80 euros, je suis rentrée à la maison ravie, avec 12 tasses et sous-tasses assorties. L'objectif est aussi de finir le miroir liberty, car je sèche un peu pour les formes et les motifs des côtés. J'ai donc sorti le miroir de l'atelier, déballé mes tasses et sous-tasses, attrappé mes pinces et crac, j'ai sacrifié une sous-tasse pour découper le motif que j'ai disposé sur le côté du miroir. J'ai regardé ce que ça donnait et... ça ne me plaisait pas ! J'ai alors levé les yeux et sur le comptoir là, devant moi, j'ai aperçu ces 6 petites tasses en porcelaine chinoise qui attendaient bien sagement que je décide de leur sort. Et subitement, bêtement peut-être, j'ai eu pitié ! Je les ai soudain trouvé si jolies que je me suis demandée si elles méritaient VRAIMENT d'etre cassées !!!!! Je les voyais sur la table, remplies de café noir et fumant, reposant délicatement sur leurs petites soucoupes fleuries, avec de jolies cuillères en argent, un morceau de sucre blanc... Elles avaient d'la gueule, elles étaient jolies. C'est vrai que je ne bois pas de café mais, bizarrement, quand j'en sers à mes invités, je ne sais jamais quelles tasses choisir et ça se finit souvent par celles qui me tombent sous la main, du genre, le cadeau AM.PM de l'année dernière ou un truc comme ça... Shame on me ! Bon, bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas encore décidé de leur sort... Je sais bien que je suis un peu trop sentimentale et que ce n'est pas très compatible avec un intérieur zen et des armoires bien ordonnées. Je suis une vraie sentimentale, une "foule sentimentale" comme le chante Souchon mais bon, c'est comme ça, on ne se refait pas...
Allez, soyons "fous sentimentaux" et 
musique Maestro !

Publié dans chroniques

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