Quelqu'un de bien...

Publié le par cattleya

plage-houlgate.jpgC'est le coeur lourd que je m'installe devant mon clavier ce soir. Hier n'était pas une bonne journée. Une de ces journées qui commence mal, sans que vous sachiez pourquoi. On se lève le matin et on sent qu'on n'est pas bien, la journée s'écoule avec cette désagréable sensation, on peine, on s'énerve d'un rien. Le coeur n'y est pas, le sourire et l'enthousiasme non plus. Alors, on se dit qu'il y a des jours sans et que ça ira mieux demain. On rentre vite chez soi, heureux de retrouver les siens, leur présence réconfortante, leur tendresse, leur amour. On s'embrasse tendrement, on se serre dans les bras, on écoute le récit des journées des uns puis des autres. Et puis, le téléphone sonne. C'est mon homme qui décroche. Je sens à ses mots qu'il se passe quelque chose. Quelque chose de grave. Sa voix qui tremble, la détresse dans son regard... Il raccroche, bouleversé, tremblant, les yeux remplis de larmes...
Hier, vers 17 heures, une femme formidable nous a quittés. Cette femme, c'était la maman de mon mari et c'était aussi une amie, une confidente, quelqu'un que j'aimais infiniment. Quelqu'un de bien, vraiment. Voilà presque 20 ans qu'on s'était rencontrée toutes les 2 et, entre nous, ça avait tout de suite "collé". Elle m'a accueillie les bras ouverts, elle m'a offert sa tendresse et son amitié avec spontanéité, sincérité. J'aimais être avec elle, discuter avec elle, rire avec elle. On se confiait, on se racontait. Sur un coin de table avec un bon verre de vin ou devant un apéro prolongé, debout dans la cuisine où j'aimais la rejoindre quand elle préparait le diner, au téléphone ou à la terrasse d'un café après avoir fait le marché, sur un banc face à la mer en regardant les enfants jouer, on pouvait papoter pendant des heures toutes les 2, parler de tout et de rien, de nos vies, de nos bonheurs, de nos soucis. On partageait nos expériences, on se comprenait, on s'appréciait. Vraiment. J'aimais sa présence rassurante, réconfortante, valorisante. J'aimais écouter ses récits, son histoire, sa vie. J'aimais ses gestes, ses expressions, j'aimais nos fous rires et tous ces moments que l'on partageait en toute simplicité. J'aimais la tendresse, l'amour dont elle nous enveloppait jamais pesant toujours sincère, attentionné. Je la considérais un peu comme une deuxième maman. Elle me considérait un peu comme la fille qu'elle n'avait pas eu. J'ai pensé à elle toute la journée, entre sourires et larmes. Il me revient tant de beaux souvenirs, tant de bons moments partagés. Elle est partie et pourtant elle est là, plus que jamais.

"Certains jours n'existent pas en eux-mêmes, 
ils sont seulement là pour être avant ou après". Clémence Boulouque, Mort d'un silence.


Aujourd'hui était un de ces jours là.

Publié dans chroniques

Commenter cet article

freezfee 30/05/2007 11:32

Au hasard du web, on lit un texte et on est touché, une pensée pour vous dans cette épreuve. 

Cattleya 13/05/2007 21:57

Merci pour ton petit mot réconfortant. Amitiés,Stéphanie

Domi40 11/05/2007 18:19

Je suis vraiment désolée pour vous. Ton mari doit être désemparé, c'est terrible de perdre sa maman. La mienne m'a quittée voilà trois ans, c'est comme si c'était arrivé hier.Toutes mes pensées vont vers vous, même si je ne vous connais pas. Courage.