17h29...

Publié le par cattleya

paris-seine-river-scene-2.jpg

... C'est l'heure à laquelle mon TGV "décollait" du Mans hier après-midi ! Direction Paris ! A peine le temps de s'installer, de regarder d'un oeil le paysage, de feuilleter un magazine qu'on est déjà arrivé ! Le Mans centre - Paris Montparnasse : 1h01 ! Le pied ! Ce qui frappe quand on arrive sur Paris c'est tout d'abord cette transition brutale de paysages, ce changement soudain de décor. Pendant tout le trajet, le même spectacle défile sous nos yeux : forêt, champs, verts pâturages, fermettes, maisonnettes et soudain, vlan, la ville ! Le train ralentit et je reconnais ce décor familier, les immeubles, les voitures partout, les gens qui grouillent, qui s'agitent. Au loin, un pont métallique qui enjambe une route. Des apprentis-artistes y ont taggé un message à fort contenu politique : "ZARKOZIZI" ! Je souris... En entrant en gare, je suis à chaque fois stupéfaite de voir qu'il y a des immeubles, des logements construits à quelques mètres seulement des voies ferrées. Certains ont même d'horribles grilles à leurs fenêtres. Des familles vivent là, toute l'année... Ca parait sordide. Comme toujours, bien avant l'arrêt du train, des passagers se précipitent sur leurs bagages pour être les premiers à descendre. J'attends que cette première vague de pressés soit passée pour rejoindre le quai mais très vite, je me laisse prendre au piège, j'adopte la coutume locale : marcher vite. A Paris on ne marche pas, on court ! A Paris, même quand on a le temps, on fait semblant d'être pressé. Le parisien veut toujours arriver le premier ! Alors moi, la petite provinciale d'adoption, je retrouve le rythme de ma ville natale, j'accèlère le pas, je me fonds dans la masse. Lorsque j'arrive au bout du quai, il y a des hommes, des femmes, des enfants qui guettent. Un proche, un amour, un ami... Je regarde les visages - au cas où - parce que, moi aussi, quand je descends du train, je me dis que "j'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part"(1). Ce ne sera pas pour cette fois. Aucun visage familier. Je poursuis. Direction le métro. Je me fonds dans la masse. Je redeviens parisienne : marcher vite sur les tapis pourtant roulants, slalomer dans les couloirs entre les silhouettes, se positionner sur le quai du métro en fonction de la correspondance à venir, de la sortie qu'on devra emprunter après, en descendant du wagon. Les habitudes, les réflexes reviennent. Et puis, regarder les gens, cette incroyable diversité partout autour de moi : des étrangers, de jolies filles raffinées, des couples dépareillés, des adolescents amoureux et enlacés, des hommes élégants, des teen-agers branchés, des noirs, des arabes, des chinois, des indiens, des parfums délicats, des odeurs de sueur, des jeunes, des vieux, des enfants ! Ca grouille, ça vit, c'est Paris ! Ce week-end, je me suis offert une petit luxe et un grand bonheur : passer la fête des mères avec ma p'tite maman. Ca ne nous était pas arrivé depuis 13 ans !!! La dernière fois, c'était juste avant notre départ pour la Guyane ! Alors voilà, 24 heures ensemble c'était bien, c'était bon. Elle était heureuse et moi aussi. Le temps d'un week-end, je n'étais plus la maman de mes enfants mais à nouveau la fille de mes parents.

(1) "J'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part" est le titre d'un roman d'Anna Gavalda qui a aussi écrit "Ensemble, c'est tout".

Publié dans chroniques

Commenter cet article

Domi40 04/06/2007 07:54

Quelle chance ce week-end avec ta maman ! Je donnerais cher pour pouvoir en faire autant, et crois moi que chaque instant serait savouré. Ma petite maman me manque tant, et tout particulièrement ces jours là où la famille a le plus de sens.