Une histoire de blason...

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blason-mosaique-.jpgRetour sur une actualité un peu réchauffée : le blason !
J'aurais aimé vous raconter sa réalisation étape par étape, vous faire partager les progrès, les phases d'enthousiasme, les petits découragements de cette fameuse semaine de juillet. Les jours et les nuits à travailler comme une petite fourmi, les cloques sur les mains à force de manier la pince, les yeux rougis qui piquent parce que fatigués de rester ouverts et concentrés jusque parfois tard dans la nuit, le salon transformé en atelier, les petits éclats d'émaux qui jonchent le sol et qu'il faut régulièrement balayer pour ne pas risquer de blesser les petits pieds curieux qui s'aventurent à côté de moi... Comme j'aurais aimé vous raconter tout cela à l'instant "T", le partager avec vous ! Oui mais voilà, ça a été tellement la course cette petite aventure là, que je n'ai guère eu que le temps de le finir ce blason... et encore, juste à temps ! Bon, allez, j'vous raconte un peu ?!!! Tout à commencé en juillet 2006. L'un des adjoints au maire de mon petit village ayant appris que je faisais de la mosaïque, est venu me rendre visite à la maison. Il était alors à la recherche d'un cadeau à offrir à la commune allemande avec laquelle nous sommes jumelés. Un peu plus tard, il repartait avec un grand miroir gris aux reflets argentés. Mais, déjà à l'affût d'une nouvelle idée originale pour sa prochaine visite en Allemagne en juillet 2007, il me demanda si je saurais réaliser le blason de Challes en... mosaïque. Je n'avais jamais fait mais pourquoi pas lui lançai-je ! Quelques mois plus tard, je lui faisais parvenir un devis pour la réalisation dudit blason et... aucunes nouvelles. Après avoir guetté une confirmation pendant quelques semaines, je me suis faite à l'idée que le projet était tombé à l'eau et je suis passée à autre chose. 
En juin 2007, lors de la fête de l'école, je papote avec une des maîtresses et patati-patata et elle me demande soudain si, au fait, je suis au courant qu'on compte sur moi pour réaliser le blason pour dans un mois ! Ben, non !!!!... Ca va faire un peu court... Mais bon, ça devrait aller. Soyons fous, pas vrai ?!  La commande "officielle" arrive quelques jours plus tard. Echéance : le blason doit impérativement prendre la route pour l'Allemagne le 27 juillet au matin et moi, nous, celle de Cabourg... toujours ! (Ben oui, ça rime !) le même jour... Bon, j'me dis que c'est un peu chaud mais que ça va aller. Faut juste que je commande mes émaux à Paris vite fait, que je me plante pas dans le choix des couleurs et que je travaille régulièrement. Oui mais voilà que mon agence d'intérim préférée, Manpower pour ne pas la citer, me téléphone pour me proposer une mission de 10 jours du 10 au 20 juillet ! Du beurre dans les épinards, ça ne se refuse pas, surtout avant de partir en vacances, je dis donc OK !!!! Et c'est comme ça que, de fil en aiguille, je me suis retrouvée un peu débordée, finissant ma journée de travail (plutôt intense au demeurant) entre 19 et 20 heures, enchaînant sur les repas puis, une fois les émaux livrés, sur le blason jusque parfois tard dans la nuit ! Une fois la mission d'intérim terminée, j'ai pris un tout petit peu de temps pour un pique-nique puis une balade en famille dans le magnifique jardin du Petit Bordeaux dont je vous livrerai quelques images prochainement, puis pour faire un aller-retour à IKEA Paris pour commander notre fameuse cuisine. Le reste du temps a été occupé exclusivement à travailler, travailler, encore et toujours travailler sur ce (maudit) blason pour réussir - quel défi ! - à le livrer en temps et en heure à son nouveau futur propriétaire !!!! Il m'aura quand même fallu une centaine d'heures d'un travail minutieux pour relever le défi et c'est avec soulagement que je l'ai remis à son destinataire le vendredi 27 juillet au matin !!! Quelques heures plus tard, les valises bouclées, la maison rangée ou à peu près, nous prenions la route des vacances pour retrouver la plage, la mer et nos petites habitudes estivales
Une fois arrivée, la pression est complètement retombée et j'étais tellement crevée que je me suis couchée et que j'ai dormi, dormi, dormi jusqu'au samedi après-midi histoire de retrouver la pêche, la frite et la banane et de savourer des vacances que j'estimais bien méritées !

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