T.G.I.F !

Publié le par stéphanie Fournier


C'est vendredi, T.G.I.F et youpi !
T.G.I.F, vous connaissez ? Moi, c'est une expression que j'ai découverte aux Etats-Unis, il y a de ça quelques années. Ca veut dire : "Thanks God it's Friday !", soit "Merci mon Dieu, c'est vendredi !" Et je l'aime bien cette petite expression, j'en use et j'en abuse le moment venu car le vendredi est depuis bien longtemps un jour qui me plait. Je m'explique... Lorsque je travaillais en entreprise (ce qui a été mon quotidien pendant 15 années), je me souviens de cette sensation le matin au lever, cette dernière ligne droite avant le week-end, ce parfum de liberté. Ca y est, c'est la fin de la semaine : on décompresse, on calme le rythme, on va pouvoir penser à soi, sortir, buller ou travailler, partir ou se promener mais selon nos propres projets, notre propre rythme, nos propres envies. Arrêter de courir enfin et se poser. La joie du vendredi est d'ailleurs souvent inversement proportionnelle au blues du dimanche soir qui va avec ! Pendant des années, j'ai connu ces semaines chargées, ce rythme effréné, ces vendredis exquis et ces lundis matins difficiles où l'on peine à se lever. On se dit parfois qu'on n'a pas vu le week-end passer, qu'on n'en a pas assez profité, que c'était trop court ou trop chargé ou encore, qu'au lieu de sortir jusqu'à pas d'heure, on aurait dû se reposer, éteindre la télé quand samedi soir le générique de l'émission de Ruquier "on n'est pas couché" (pourtant prémonitoire) a démarré ! Et surtout, oui surtout, on aurait dû l'éteindre cette maudite télé quand, dimanche soir, sur le point de s'abandonner dans les bras du divin Morphée, on a bêtement zappé. Et là, on est tombé en arrêt sur "Arte". Tiens, cette musique, on la connait, on ne connait que ça même et voilà, on est piégé : il est 22h30 et la petite chaîne franco-allemande a décidé de rediffuser "Autant en emporte le vent" et en V.O s'il vous plait ! Comment résister à la sublimissime Vivien Leigh, au séduisant et insolent Clark Gable ? Impossible... 3 heures 40 plus tard, il est 2 heures 10 du matin et après un rapide calcule sur le nombre d'heures qu'il nous reste à dormir, on palit et on éteint en culpabilisant parce qu'on sait qu'on va le payer le lendemain. On se remonte le moral en se disant qu'on ne vit qu'une fois et qu'en plus, détail non négligeable, on a vachement bien révisé notre anglais au cours de cette soirée ! Et puis tanpis, demain au petit-déjeuner, on prendra un peu de Vitamine C et ce sera réparé ! Voilà, c'est pour tout ça que j'aime cette journée, pour savourer l'instant et tout ce temps qui vient juste après, tout ce week-end qu'on va pouvoir inventer, déguster. Aujourd'hui, je ne travaille plus en entreprise et ma semaine entière s'écrit sous le signe de la liberté mais, malgré tout, je continue à aimer cette journée (et aussi les mardis comme je vous l'ai déjà raconté dans ma chronique
"petites emplettes" du 27 février dernier). Aujourd'hui, je ne travaille plus en entreprise mais je continue de me faire régulièrement pièger dimanche ou pas, par des émissions tardives tantôt passionnantes, parfois débilisantes mais souvent intéressantes. Et j'ai encore parfois du mal à me lever ! Mais ce n'est pas bien grave puisque j'ai la chance de travailler à la maison et d'avoir beaucoup de latitude pour gérer mes journées. Une parenthèse dans ma vie qui me permet de choisir chaque matin comment je souhaite la colorier et tout ça me plait infiniment, d'autant plus que je sais que ça ne va pas durer (c'est parce qu'on a connu l'hiver qu'on apprécie l'été...). Alors, aujourd'hui, même si ma semaine entière à un goût de liberté, cette journée conserve encore une saveur particulière qui fait que ce matin, en me réveillant, je me suis dit : "Youpi ! C'est vendredi !!!"  

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