Vendredi 21 septembre 2007
Le lendemain
dimanche, petite pause dans nos activités « indoor ». Le temps promet d’être beau et ensoleillé, une journée
idéale pour aller se balader et pour partager un peu de temps en famille et au complet. Levés de plutôt bonne heure pour certains (et surtout
pour un dimanche matin), nous sommes tout d’abord partis à trois visiter les très beaux ateliers « Le Crin », installés en plein cœur de village, à quelques
centaines de mètres seulement de chez nous. Ouverts depuis 1814 et exceptionnellement ce dimanche aussi (merci les journées du
Patrimoine !), cet atelier – filiale du très prestigieux groupe Hermès - unique en France et dans le monde entier, crée avec talent, patience et longueur de temps,
de magnifiques étoffes à partir de crins de chevaux. C’est vraiment très très beau, très artisanal aussi. Un
bien joli savoir-faire dont on peut être fier (cliquez
ici pour une visite virtuelle et passionnante des ateliers)…
De retour à la maison sur les coups de midi, les grands sont levés et prêts !!!! On (en fait, surtout
moi) prépare vite fait un pique-nique à emporter et on embarque à bord de notre fidèle "three-O-seven" (une 307 quoi !) sous un beau soleil
qui sent hélas déjà la fin de l’été ! Une heure plus tard, on s’installe en bord de Loire pour y déguster notre déjeuner. Les "petits" sont
affamés et joyeux. Il fait chaud. On est bien... Notre repas terminé, on met le cap vers notre objectif premier : le Château de la Bourdaisière
pour y découvrir la 9ème édition du «Festival de la tomate» qui
rassemble la plus grande collection de tomates du monde (650 variétés !) dans un lieu classé au patrimoine mondial par l’Unesco. Ca
paraissait plutôt sympa vu comme ça ! Première déconvenue, le prix ! A peine garés, on nous demande de débourser 5,50 euros par personne pour entrer,
enfants compris (sauf les tout petits) ! J’ai trouvé ça un peu excessif et gonflé. J’ai même hésité à les envoyer balader et à faire demi-tour, à
improviser. Je pensais que cette manifestation se faisait dans le cadre des journées du Patrimoine. Hasard de dates me répond-on ! La pub,
elle, n’a pas était faite au hasard. Bande d’escrocs me dis-je in petto (car je parle couramment ce langage). Un
peu refroidis par cet accueil moyennement chaleureux, on avance dans l’allée qui fait face au château (dont la visite ne fait pas partie de la prestation, évidemment) et ça
commence à sentir l’arnaque à plein nez ! Il y a beaucoup de monde et une horde d’exposants dont l’étale hétéroclite n’est pas toujours en
adéquation avec le thème de la manifestation proposée… C’est vrai, ça me revient, le petit laïus sur Internet disait : « L'occasion aussi
(surtout) de rencontrer plus d'une cinquantaine (largement) d'exposants qui invitent (depuis quand on paie à l'entrée quand on est invité ??!!) les amateurs de jardin
et les gastronomes curieux (et si possible fortunés) à des découvertes insolites (bof), joyeuses (mouais) et gourmandes». On entre enfin dans le
jardin de tomates. Il y fait très chaud. Il y a beaucoup de monde et, évidemment, des tomates (moins que les autres années because la mauvaise
météo de l’été). Toutes petites ou très grosses, rouges, vertes, oranges ou noires, rondes, poires ou tarabiscotées, ce sont des tomates, pas de quoi finalement s'esbaudir ou se pâmer pendant des heures
d'autant plus qu'elles ne sont pas toujours bien mises en valeur. Et puis, il fait vraiment très chaud, pas un brin d’air, Camille a soif,
les grands aussi. On file vers la buvette dépenser nos derniers euros, on se pose à l’ombre du château et là on est plutôt pas mal (presque aussi bien que dans
notre jardin !). Puis on déambule à nouveau autour du château, où toutes les libertés d’exposer sont permises. On n’est plus du tout au festival
de la tomate mais plutôt au festival du grand n’importe quoi ! Jugez plutôt : sacs à main, plantes vertes, souvenirs d'Afrique divers
et fatigués, pots en terre cuite d'Italie, vendeur de cassoulet, épices, produits "bio" en veux-tu en voilà, potions
miracles, graines, bulbes, sécateurs et taille-haie, bijoux fantaisie, bouquins, gâteaux, fruits et légumes, objets en fer forgé, et même
produits de beauté ! Avec un seul point commun : des prix très élevés ! On redécolle sur les coups de 19 heures (faudrait pas rater le
match de rugby France-Namibie !) Bon, grâce à la bonne humeur ambiante de la petite smala, ce fût malgré tout une
bonne journée mais on espérait mieux que ce déballage mercantile, ce manque de cohérence, d'intérêt et de qualité. Les
organisateurs n'y vont pas avec le dos de la cuillère et ratissent plutôt large on dirait. Dommage... L'idée était plutôt sympa. Mais une chose
est sûre, ce festival de la tomate ne nous aura pas 2 fois ! Non mais des fois !!!